Les origines du projet

Les Etats Généraux de la Voie Professionnelle,
une démarche nationale !

Yves Ruellan, Président de RenaSup (Réseau national d'enseignement supérieur privé) répond à nos questions

 

 

Pourquoi organiser des Etats généraux de la Voie professionnelle pour l’enseignement catholique ?

Cette décision a été prise par Pascal Balmand, Secrétaire général de L’enseignement catholique, il y a un an et demi donc en amont des réformes.

C‘était l’occasion pour lui de mettre en avant la nécessité pour l’Enseignement catholique d’avoir un enseignement professionnel fort pour être au rendez-vous de toutes les intelligences

Les profondes évolutions des métiers prenant en compte le numérique et l’environnement modifient en profondeur le rôle des établissements de formation.

Les nombreuses réformes en cours : Lycées professionnels, l’universitarisation des formations, la Loi « liberté de choisir son avenir professionnel » sont venues confirmer cette intuition.

Aux fins d’accompagner les acteurs de l’enseignement catholique le secrétaire Général de l’Enseignement Catholique a confié à RenaSup, Organisme national et au Cneap, l’organisation d’Etats généraux.

Dans quelle dynamique cela s’inscrit-il ?

Une démarche par étapes !

Les établissements ont été invités à réfléchir sur leur propre offre de formation au regard des demandes des entreprises, de l’évolution sociétale, des passerelles conduisant à des parcours sécurisés…

Dans un second temps, les établissements ont été incités à croiser leurs informations au niveau d’un bassin géographique pour imaginer une meilleure complémentarité, une mutualisation de moyens… afin de dégager des lignes de force et d’excellence de l’offre de terrain.

Enfin l’Enseignement catholique d’une Région organise ses Etats généraux pour faire savoir aux autres unités pédagogiques, aux entreprises, aux administrations et à tous, comment elle entend répondre présent dans ces nouveaux défis éducatifs.

Qu’attendez-vous de ces Etats Généraux ?

Il s’agit pour nous

  • De vérifier que nos propositions de formation correspondent aux besoins du territoire, notamment des bassins de vie
  • De développer les contacts avec les branches professionnelles, filière par filière
  • D’établir une carte dynamique de toutes les formations proposées par notre réseau, y compris avec l’alternance mais aussi tout au long de la vie
  • De travailler les questions d’orientation, notamment de passerelles entre les dispositifs, de s’intéresser encore plus aux jeunes décrocheurs
  • D’assurer l’accompagnement des enseignants, notamment pour accueillir des publics mixtes
  • De travailler sur l’image des formations professionnelles notamment auprès des enseignants du collège
  • Et de vérifier ce que l’Enseignement catholique développe comme plus-values et partant les valoriser

Quelles sont selon vous les forces du réseau des Lycées Professionnels de l’Enseignement Catholique ?

Des établissements de proximité, de taille raisonnable avec des équipes éducatives très engagées accompagnatrices de leurs élèves pendant et hors temps scolaire.

Des dispositifs comme « les Cordées de la réussite » permettant de préparer les lycéens à la réussite d’un parcours dans l’Enseignement supérieur.

Des propositions de poursuite d’études. Car l’enseignement professionnel ne s’arrête pas à la terminale.

Quels sont les principaux défis à relever pour l’Enseignement Catholique ?

 Etre présent :

  • Dans l’évolution des métiers, versus numérique et environnement, en proposant des formations intégrant de nouvelles pratiques, notamment en distanciel ;
  • Dans une cohérence de l’offre de formation assurée par le réseau d’établissements permettant aux jeunes de suivre des parcours sécurisés ;
  • Dans la création de nouveaux pôles d’apprentissage dans nos lycées en lien avec nos CFA hors les murs ;
  • Dans la création de Campus d’excellence ou pour le moins d’intégrer des campus d’excellence en conservant notre originalité;
  • Dans la capacité de fonctionner en réseau pour une action coordonnée / régulée mais agile.

Quels sont les Etats Généraux programmés en France à ce jour ?

Bretagne, Pays de Loire, Nouvelle Aquitaine, l’Occitanie, PACA, Auvergne-Rhônes-Alpes, Normandie, Centre, Hauts de France, Ile de France.

Certains rassemblements ont déjà eu lieu, quels enseignements ?

Un vrai besoin d’informations, de définition d’objectifs, de mise en lien, de reconnaissance des particularités locales qui demandent des réponses très diverses.

Y-aura-t-il un évènement national ?

Oui, il aura lieu la première quinzaine d’octobre 2019, sous forme d’un salon de la formation professionnelle avec des stands, des démonstrations et des forums. Montrer urbi et orbi le savoir-faire des établissements de l‘enseignement catholique !

Yves Ruellan, Président de RenaSup (Réseau national d'enseignement supérieur privé)

Les 10 compétences psychosociales de l’OMS

« Les compétences psychosociales sont la capacité d'une personne à répondre avec efficacité aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne.C'est l'aptitude d'une personne à maintenir un état de bien-être mental, en adaptant un comportement approprié et positif, à l'occasion des relations entretenues avec les autres, sa propre culture et son environnement. Les compétences psychosociales ont un rôle important à jouer dans la promotion de la santé dans son sens le plus large, en termes de bien-être physique, mental et social. »

O.M.S., 1993

Elles sont au nombre de 10, souvent présentées par deux :

  • Savoir résoudre les problèmes
  • Savoir prendre des décisions

 

  • Avoir une pensée critique
  • Avoir une pensée créatrice

 

  • Savoir communiquer efficacement
  • Etre habile dans les relations interpersonnelles

 

  • Avoir conscience de soi
  • Avoir de l’empathie pour les autres

 

  • Savoir gérer son stress
  • Savoir gérer ses émotions

 

Les organisateurs